Actualités

Jeudi 2 avril 2020

Depuis le confinement, quels effets sur la qualité de l'air ?

retour à la liste des actualités

Pour limiter la propagation du virus COVID-19, des mesures de confinement ont été mises en place par les autorités depuis le mardi 17 mars, ayant conduit à une diminution importante du trafic routier et à une baisse significative des activités économiques. L’observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a évalué l'impact sur la qualité de l'air des premières journées de confinement. 

On constate une très nette diminution des concentrations d’oxydes d’azotes (NOX), principalement émis par les transports. Cette baisse de 40 à 50% en fond urbain, et de 55% en proximité de zones à fort trafic, est stable entre la 1ère et la seconde semaine de confinement. Les concentrations relevées sont équivalentes à celles trouvées habituellement en milieu rural. Une bonne nouvelle pour les résidents des zones denses du Genevois français, qui démontre l’efficacité potentielle des mesures et bonnes pratiques en matière de circulation (diminution de la vitesse, covoiturage etc.) si elles étaient fortement suivies par la population.  

Toutefois, cette amélioration ne concerne pas l’ozone qui a augmenté entre la semaine avant le confinement et les 2 dernières semaines (augmentation de l’ordre de 50%). Cette augmentation est liée à des phénomènes chimiques et à un ensoleillement relativement important. Les niveaux de concentrations sont cependant modérés.

Enfin, les particules fines ont connu une forte hausse sur les stations de mesures de l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en lien avec des besoins de chauffages (au bois notamment) liés à une vague de froid tardive. Par ailleurs, des épandages agricoles qui favorisent également la formation des particules, sont en cours ces dernières semaines. Ces concentrations ont quasiment doublées entre la semaine avant le confinement et la seconde semaine de confinement.

Sources : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes